Étape 2 : se débarrasser des 3 cercles de pression sociale.

As-tu l’impression d’être toi-même ?

La dernière fois que tu as jubilé en faisant quelque chose qui te ressemblait vraiment, c’était quand ? Tu sais cette sensation où tu te sens galvanisé de l’intérieur, juste parce que tu fais ou dis un truc tout simple mais qui est… 100% toi.

Au contact des autres, on s’adapte. C’est normal, l’humain est un animal sociable.

Mais en s’adaptant, on grignote aussi une partie de notre personnalité. On ne peut pas toujours être soi à 100% car on sait pertinemment que le prix à payer peut-être élevé.

  • Si je contredis ma famille, je risque de me faire rejeter.
  • Si je ne satisfais pas mon homme, je risque de me faire rabaisser.
  • Si je ne rentre pas dans le moule professionnel, je risque de me faire juger et freiner dans ma carrière.

Qui veut être seul ?

Qui a envie d’être seul contre tous ?

Absolument personne, et c’est normal.

Certaines personnes préfèrent la paix sociale. C’est cette paix sociale qui va leur fournir une paix intérieure. Mais pour d’autres, la paix sociale est synonyme de cocotte-minute prête à exploser à tout moment.

Casser les cercles de pression, c’est difficile et douloureux. Je l’ai fait et pour moi, ce fut un accélérateur vers la route de ma réussite.

Le cercle de pression amoureux.

C’est potentiellement le plus douloureux à briser.

C’est pourtant le plus salvateur, surtout en tant que femme.

Pourquoi je dis ça ?

En tant que femme, s’adapter aux hommes fait partie de notre culture, voire de notre éducation. Aujourd’hui, en France, le salaire mensuel net moyen des femmes est, selon l’INSEE, de 16,8% inférieur à celui des hommes[1].

Toujours selon l’INSEE, le travail domestique gratuit représente deux tiers du temps de travail des femmes. Chez les hommes, c’est un tiers.

Ce n’est ni une doléance ni une plainte. C’est un constat à partir duquel j’ai construit ma stratégie de réussite.

Je vais te partager une expérience personnelle : je n’ai jamais été célibataire, jusqu’à mes 31 ans. J’ai toujours été en couple, avec un homme.

Et jamais je n’ai autant accéléré dans ma stratégie d’enrichissement que depuis que je suis célibataire. Je ne suis jamais allée aussi vite. Cela est dû à une chose : je me suis retrouvée seule, par la force des choses, mais j’ai surtout décidé que j’allais une fois pour toutes embrasser cette solitude pour en faire sortir cette satanée réussite qui me riait au nez depuis toutes ces années. En fait, elle avait bien raison de me rire au nez : à chaque fois que la réussite m’appelait du bout de la rue, j’allais me pendre au cou d’un homme !

Le cercle de pression amoureux, il se traduit d’une multitude de façons. Il peut aller de la simple convention sociale, que tu ne supportes pas, à la violence psychique et physique :

  • « on doit se marier à l’église »
  • « fais-moi une liste de courses, je ne sais pas ce qu’il faut acheter »
  • « laisse-moi t’aider à faire le ménage »
  • « je n’aime pas ta façon de t’habiller »
  • « tu ne devrais pas t’exprimer de cette façon »
  • « je préfère que tu n’ailles pas en soirée
  • « si tu te fais agresser, c’est de ta faute »
  • « tu as pris du poids, tu devrais aller faire du sport »

Si tu entends ce genre de réflexion au quotidien, je n’ai pas besoin de m’éterniser sur le cercle de pression amoureux.

Mais parfois, il peut être plus pernicieux… si tu es amoureux(se) mais que es en constant manque de reconnaissance de la part de ton conjoint, c’est que quelque chose n’est pas à sa place. Si tu as la constante impression de te sacrifier pour l’autre, c’est que quelque chose n’est pas à sa place.

Personnellement, le mythe judéo-chrétien de la démarche sacrificielle de la femme pour sa famille me sied très mal. Certaines se reconnaissent dans ce rôle, et si cela correspond pleinement à leur objectif de vie, je n’ai strictement rien à redire.

Mais cela ne me correspond pas à moi, et peut-être que cela ne te correspond pas non plus. Le problème, c’est que la société souhaiterait que cela nous corresponde : on fait des études, on trouve un bon job, on se marie, on fait des gosses, on achète une maison et on adopte un chien. Et si passé 30 ans tu n’as pas coché la moitié de ces cases, tu es bon pour te faire sponsoriser par Ibuprofène tant les remarques quasi quotidiennes vont te donner la migraine.

Prendre conscience de comment se matérialise son cercle de pression amoureux et déterminer si oui, ou non, il nous convient, est un premier pas vers l’accomplissement de soi.


[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/In%C3%A9galit%C3%A9s_de_revenus_salariaux_entre_hommes_et_femmes#:~:text=Le%20salaire%20mensuel%20net%20moyen,des%20hommes%20selon%20l’OCDE.

Le cercle de pression professionnel.

C’est le plus compliqué, car souvent c’est celui qui nous finance. Être socialement acceptable, c’est être financé par les financeurs traditionnels. C’est pour cela que la route vers la réussite et l’indépendance passe par une acceptation totale de soi et donc un affranchissement de la pression professionnelle.

Quand s’exerce la pression professionnelle ?

  • Quand on ne parvient pas à négocier un salaire.
  • Quand c’est l’omerta sur le micro-management insupportable du manager.
  • Quand on a peur de dire ce que l’on pense en réunion.
  • Quand on a peur des réactions des autres sur notre nouvelle photo de profil LinkedIN. 
  • Quand on a peur d’être ridicule lorsqu’on a une idée.
  • Quand on renonce à s’habiller comme on le voudrait ou comme on serait à l’aise.
  • Quand d’autres personnes s’approprient ton travail, sans reconnaissance.
  • Et bien d’autres…

Tu te doutes que toutes ces situations, je les ai vécues. Avec plus ou moins d’intensité. J’ai connu les atmosphères de travail les plus bienveillantes, mais aussi les plus toxiques. J’estime que les atmosphères les plus toxiques, c’est lorsque la sphère professionnelle essaye littéralement de nier la personne que tu es.

J’ai connu ce genre de situation deux fois :

  • Quand je me suis lancée en freelance, je venais de sortir d’une expérience de travail en famille complètement désastreuse. J’ai cessé d’être payée, j’ai entamé une procédure judiciaire, je subissais intimidations et pressions permanentes. J’ai fini par rester des journées entières prostrée, dans la même tenue que celle avec laquelle je m’étais réveillée, tétanisée par ce qui était en train de m’arriver. J’ai créé ma micro-entreprise dans ce contexte, avec 0 client, 0 perspective, sans argent. J’ai passé deux mois difficiles à remuer mon réseau et à chercher des clients. En toute transparence, j’ai vécu sur le salaire de mon mari à l’époque (sans rancune, j’avais quitté mon emploi pour déménager près de lui). Puis j’ai trouvé un client, puis un deuxième très fidèle, et j’ai fini par m’en sortir. Parfois, on s’imagine qu’on n’y arrivera pas, on dramatise, mais je n’avais pas encore remarqué à cette époque que mon meilleur soutien dans ce moment, ce fut moi. J’ai tout fait pour moi. Je ne me suis pas laissée tomber.
  • Quand j’étais à l’armée, et notamment en opération extérieure, être dans la négation de soi est une évidence. C’est normal, la mission est plus importante que ta vie et tu as signé pour. Mais le revers de la médaille, c’est que dans ce monde d’hommes, ta spécificité, ta féminité, ta personnalité, ta façon d’être et de travailler n’ont pas le droit d’exister. La résistance et la résilience, je les ai appris dans ce milieu de requins et d’égos surdimensionnés. J’ai toujours assumé mon originalité et cela m’a conduit aux moments les plus incroyables mais aussi les plus difficiles de ma vie. Cela ne dispense pas de se remettre en question, au contraire. Me remettre en question m’a permis de plonger au fond de moi-même pour chercher ce dont j’avais besoin : ma légitimité. Si, après avoir retourné nos problèmes dans tous les sens, on continue d’éprouver un terrible sentiment d’injustice et de rage, c’est qu’on commence à s’affranchir, petit à petit, du cercle de pression professionnel. Et quand un cercle de pression professionnel est trop pesant, on le quitte. A mon retour, j’ai non seulement demandé le divorce, mais j’ai aussi quitté mon unité.

Le cercle de pression familial.

C’est le cercle que l’on n’a pas choisi. Et j’ai remarqué, chez les autres, à quel point il était difficile de s’en affranchir.

Je dis chez les autres car chez moi, le côté rebelle de ma crise d’adolescence ne m’a jamais vraiment quitté. J’ai la « chance » d’avoir cette distance émotionnelle avec les membres de ma famille. Cela m’a assuré une certaine indépendance tout au long de ma vie.

Mais je suis mortifiée de voir à quel point cela peut être pesant chez mes amis ou mes amours. J’ai constaté, plusieurs fois, qu’ils s’investissaient dans certains projets non pas pour satisfaire leurs propres objectifs, mais ceux de leur famille. Se marier, acheter une maison, faire tel job, ne pas fréquenter tel milieu, ne pas s’habiller de telle façon, appeler chaque semaine, prêter de l’argent, changer sa façon d’élever ses enfants, ne pas déménager loin, ne pas investir en locatif, ne pas créer sa boîte… toujours avec diplomatie bien entendu.

Ta famille veut ton bien. Cela ne veut pas dire qu’elle est toujours les meilleurs conseils. Chacun aura toujours son avis ou son jugement, et lorsque qu’il s’agit d’investir en immobilier, en crypto monnaie ou en bourse, lorsqu’il s’agit de tout plaquer pour créer son entreprise, tu auras toujours des regards torves et des remarques décourageantes.

Plus pernicieux que la pression familiale, il y a les déterminismes sociaux. Eux, c’est encore pire en termes d’impact long terme sur ta vie. J’ai vécu, toute mon enfance, avec ma mère qui m’enseignait le fatalisme. L’ambition n’a jamais fait partie de mon vocabulaire familial. A chaque fois que je voyais grand, elle me disait « c’est beau de rêver ». J’ai mis très longtemps à transformer mes rêves en projets à cause de ce cadre familial extrêmement médiocre.

Il y a un adage assez intéressant pour te faire prendre conscience à quel point il est important de sortir de son petit cercle : tu es la moyenne des 5 personnes que tu fréquentes le plus. Cela ne signifie pas que tu dois renier ta famille et tes origines. Cela signifie que tu dois prendre conscience de ton cercle de pression et de tes déterminismes sociaux pour mieux t’en affranchir.

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