Etape 0 : pourquoi réussir ?

Trop souvent, on laisse les autres répondre à notre place. N’as-tu pas remarqué que parfois, on fait siens les objectifs des autres ? Ils projettent sur nous énormément de choses, et cela ne nous ressemble pas, mais on ne s’en rend pas toujours compte. Ou alors bien plus tard. Et quand on s’en rend compte, les autres, là encore, appellent ça « la crise de la trentaine, de la quarantaine », la crise de ceci ou de cela. C’est toujours une crise pour les autres. C’est normal, les autres n’aiment pas toujours nous voir changer.

Qu’est-ce que c’est, réussir sa vie ?

« L’enfer c’est les autres » écrivait Jean-Paul Sartre dans Huis Clos.

Chaque cercle social constitue une sorte de huis clos : on se sent observé, épié, et chaque mouvement est observé, commenté… un cercle social, c’est aussi un cercle de pression.

Avoir un job, une maison, des enfants, et un chien. Le schéma de réussite assez classique que l’on nous incite à adopter n’a rien de terrifiant, mais peut-être qu’il ne te ressemble pas.

Moi, il ne me ressemble pas. Et j’ai fini par l’admettre à 30 ans de vie.

En fait, définir ce qui constituera sa réussite, c’est définir très précisément ce qui va nous rendre heureux en faisant totalement abstraction de tous ses cercles de pression.

C’est difficile, on en a parfois aucune idée…

Alors voici un petit exercice. Prends un papier, un stylo, ou ouvre un bloc-notes sur ton ordinateur. Écris les choses suivantes :

  • Qu’est-ce qui te fait le plus vibrer dans ta vie ? qu’est-ce qui te fait te sentir vivant ? qu’est-ce qui te galvanise de l’intérieur ?
  • Qu’est-ce qui te révolte le plus ? Qu’est-ce qui fait que tu pourrais ouvertement entrer en désaccord avec quelqu’un ?

Sois parfaitement transparent avec toi-même, ça ne sert à rien de mentir.

Les réponses à ces questions t’aideront à te donner quelque chose de fondamentale quand on se lance dans la stratégie de sa vie : son pourquoi.

Ton pourquoi, il évolue. Tu peux en refaire un dans 6 mois, il sera peut-être différent : c’est normal.

Le traumatisme : le potentiel créateur au-delà du potentiel destructeur.

Il y a des choses que l’on traîne toute une vie et qui peuvent soit devenir un boulet pour le restant de notre existence, soit un carburant qui va alimenter la stratégie de notre réussite : le traumatisme.

On en a tous, à plus ou moins grande échelle. Parfois, on minimise nos propres traumatismes car on se dit que comparés à d’autres, ce n’est rien.

Je vais te dire quelque chose : un traumatisme, ça ne se compare pas. Il est à nous, il est nulle part ailleurs qu’en nous, et il n’a sa place nulle part ailleurs qu’à l’intérieur de nous. En prendre conscience, c’est déjà commencer à le soigner.

Alors si minime soit-il dans ton esprit, accepte-le comme tel. Il n’y a pas de concours. Ici, la seule échelle de comparaison valable, c’est ta propre sensibilité. Le reste n’a absolument pas sa place et personne n’a le droit de dire ce qui te fait souffrir ou non.

Énormément de personnes qui ont réussi avec panache ont vécu des traumatismes. Parfois, ce sont ces traumatismes qui ont été le point de départ de leur transformation : un accident, une rupture, une maladie…

  • Oprah Winfrey est devenue millionnaire à l’âge de 32 ans. Elle a subi l’inceste. A 14 ans, elle a eu un enfant, décédé peu de temps après. Elle a été congédiée de son premier emploi à la télévision.
  • J. K. Rowling est devenue milliardaire. Elle était une jeune mère divorcée vivant des allocations familiales. Sa saga Harry Potter a été refusée par de nombreux éditeurs.
  • Margaux Klein est millionnaire à 30 ans. 10 ans auparavant, elle travaillait chez Mc Donald’s pour payer ses études. Elle a connu la dépression et le surpoids.

Mon histoire à moi, tu la connais peut-être.

Famille modeste, famille d’immigrés, éducation très (trop) stricte. Les violences éducatives, c’était normal.

Jamais l’innovation ni le panache n’ont été au centre de mon instruction.

J’ai travaillé dur à l’école, j’ai travaillé dur en tant que salariée. Je suis allée chercher le travail où il était, n’ayant pas peur de déménager à des centaines de kilomètres, dans une ville que je ne connaissais pas, pour trouver du travail. Je suis arrivée à Lyon en 2014 et je n’y connaissais rien ni personne.

J’ai eu des relations amoureuses avec des bons moments mais surtout des mauvais. J’ai regardé les hommes accomplir leur destin pendant que je leur servait de tremplin.

J’ai toujours le souvenir de ma mère me disant « faut pas rêver » ou « c’est comme ça ». Depuis très jeune, et ensuite dans le monde du travail, on m’a instillé une croyance très limitante : il faut travailler dur et ne pas rêver trop fort. Du fatalisme, de la banalité, de la médiocrité.

Ce genre de croyance limitante, ça met des années à se déconstruire. Ca crée un espèce de carcan mental en dehors duquel il devient très difficile de réfléchir. Dans notre esprit, ça réduit considérablement le champ des possibles, et ça peut faire des ravages sur une vie.

Réussir n’est pas qu’un projet de vie : c’est une question de survie.

Il y a des gens qui sont faits pour rêver en grand. Il y a des gens qui, s’ils ne rayonnent pas, se ratatinent et souffrent.

J’ai toujours ressenti que ce que je ressentais était toujours trop puissant pour pouvoir rester à l’intérieur. J’étais toujours « trop » pour les autres. Trop exubérante, trop émotive, trop panache, trop ceci, trop cela. Les cercles de pression autour de moi me comprimaient, et j’en ai souffert.

J’ai souffert en famille, j’ai souffert en amour, j’ai souffert au travail.

Cette capacité que l’on peut avoir à ressentir très fort les choses, cette capacité que l’on a d’imaginer des choses, d’avoir des idées à profusion, j’appelle ça : l’énergie mystique.

On ne sait pas d’où ça sort, on ne sait pas comment ça vient, mais c’est là et ça nous brûle les veines.

C’est tellement fort que parfois, on a l’impression de sentir les parois de son cœur se fissurer.

Cette énergie, celle qui nous pousse à rêver d’une autre vie, si on ne la comprend pas, si on ne la canalise pas, elle nous fait souffrir.

Accepter cette énergie, c’est le premier pas pour commencer à la canaliser. L’accepter, c’est la ressentir pleinement, c’est explorer toutes ses aspérités et je ne te le cache pas : ça fait mal. Ça fait mal mais cela fait partie du process : tu commences à t’enraciner dans ton propre toi. Tu prends possession de toi-même et tu te guéris car tu acceptes ta propre capacité à ressentir des trucs.

Ton énergie mystique, qui est « trop » pour les autres, ne sera jamais « trop » pour ton projet. Les autres ne sont pas un critère, ne les écoute pas. C’est comme ouvrir un torrent d’eau sur un barrage en papier : il cède instantanément. Ce n’est pas le torrent qui est trop puissant, c’est le barrage qui est trop fragile. Ne demande plus aux autres ce qu’ils sont incapables de te donner et trouve-toi un adversaire à ta taille : ta réussite.

Réussir, c’est trop trouver son pourquoi et l’accomplir.

Tu l’as compris, on ne se lance pas dans l’immobilier, dans l’entrepreneuriat, dans l’indépendance, sans savoir pourquoi. Il faut savoir où tu veux aller.

Le comment, il viendra plus tard, il se dessinera au fur et à mesure.  

Trouver son pourquoi, c’est apprendre à se suffire soi-même sur la route de la réussite.

A mon amie Kiki.

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